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Instruction technique n° 249

(Arrêté du 24 mai 2010)

Relative aux façades

 

Version de l'instruction technique applicable jusqu'au 5 octobre 2010


Sommaire IT :

Objet.
1. Règle du C + D.
2. Solutions constructives avec C + D.
3. Solutions constructives sans C + D.
4. Masse combustible mobilisable
5. Systèmes d'isolation par l'extérieur des ouvrages en béton ou maçonnerie
Annexe A1. Exemples de mesures du C et du D.
Annexe A2. Essais pour la détermination de la chaleur de combustion mobilisable
Annexe A3. Terminologie


1. Règle du C + D

1.1. Définition du C et du D

C : distance verticale égale soit à la valeur telle que définie sur la figure 1a, soit à la valeur de l'indice caractéristique déterminé suivant l'arrêté du 10 septembre 1970 (essai LEPIR 2). Lorsque les baies vitrées ne sont pas superposées, le C se mesure selon la distance la plus courte entre ces baies (figure 1b).

D : distance horizontale entre le plan extérieur des éléments de remplissage et le nu extérieur de la façade, à l'aplomb des baies superposées, saillies incluses si elles forment un obstacle résistant au feu (figure 1a). La mesure est prise sur la plus grande largeur des baies superposées. Cette valeur n'est à prendre en compte que lorsqu'elle est supérieure ou égale à 0,15 m.

Des exemples de mesures du C, du D et règles d'application pour des cas plus complexes sont donnés en annexe A1.

 

Figure 1a : cas général

Figure 1b : baies décalées

1.2. Eléments de construction susceptibles de participer au C ou au D

Les éléments décrits ci-après sont susceptibles de participer au C ou au D, sous réserve du respect des conditions de mise en oeuvre du paragraphe 1.3.

1.2.1. Participation à l'indice C

Les éléments suivants sont susceptibles de participer à l'indice C :

– placés au-dessus du plancher (figure 2a), des éléments pare-flammes de degré 1/2 h, feu à considérer de l'extérieur, ou Eo → i (RE o → i 30 si porteur), avec utilisation du programme thermique normalisé. Sont réputés répondre à cette exigence :

– allège en maçonnerie ou en béton armé conforme aux règles de l'art, pour le degré indiqué ci-dessus ;

– élément de remplissage « EdR feu » (1).

– placés sous le plancher ou sous un linteau participant au « C + D » (figure 2a), des éléments pare-flammes de degré 1 h, feu à considérer de l'intérieur, ou Ei → o 60 (RE i → o 60 si porteur). Cette exigence est ramenée au degré de résistance au feu requis pour la structure du bâtiment, si celui-ci est inférieur à une heure. Sont réputés répondre à ces exigences :

– linteau en maçonnerie ou en béton armé conforme aux règles de l'art, pour le degré à considérer ;

– tôle d'acier de 1,5 mm d'épaisseur minimale, mise en oeuvre selon le paragraphe 1.3.1 ;

– élément de remplissage « EdR feu » (1).

– placés devant le nez de plancher, en position filante (figure 2b), des éléments pare-flammes de degré 1 h, feu à considérer de l'intérieur, ou Ei → o 60, au droit du plancher et sous celui-ci, et pare-flammes de degré 1/2 h, feu à considérer de l'extérieur, ou Eo → i 30, au-dessus du plancher, avec utilisation du programme thermique normalisé. L'exigence 1 h est ramenée au degré de résistance au feu requis pour la structure du bâtiment, si celui-ci est inférieur. Sont réputés répondre à ces exigences :

– élément en maçonnerie ou en béton armé conforme aux règles de l'art, pour le degré à considérer ;

– élément de remplissage « EdR feu » (1) ;

– caisson en tôle d'acier d'épaisseur minimale de 1,5 mm, avec bords retournés et avec contre-parement feu (1) fixé mécaniquement ;

– caisson en tôle d'acier d'épaisseur minimale de 2 mm, avec bords retournés et isolation par panneaux de laine minérale de roche, de masse volumique supérieure ou égale à 70 kg/m3, d'épaisseur 60 mm minimum, fixés au caisson.

S'agissant des caissons en tôle d'acier, la tôle doit être retournée sur les bords d'une largeur au moins égale à 60 mm. Il est possible de ne pas réaliser ce retour si la tôle est fixée sur un élément de structure en acier de largeur au moins égale à 60 mm.

Figure 2a : résistance au feu des éléments participant au C

Figure 2b : résistance au feu des éléments participant au C

Il convient de vérifier, selon la destination des ouvrages, la conformité aux exigences réglementaires en matière de protection des isolants vis-à-vis du feu intérieur.

(1) Voir terminologie.

Cas particulier :

Au cas où les trois conditions ci-après sont simultanément satisfaites :

– un élément de construction participant à l'indice C est fixé au nez de dalle ;

– plus de 50 % de la hauteur de l'indice C se situe au-dessus de la dalle ;

– la partie inférieure de l'indice C est, sur une hauteur minimale de 0,6 mètre, conforme à l'une des solutions explicitées ci-dessus (paragraphe 1.2.1),

alors, la partie supérieure de l'indice C peut être constituée d'un vitrage isolant, dont la composition de base est, de l'intérieur vers l'extérieur, la suivante :

– un verre feuilleté d'épaisseur minimale 44/2, classé M 2 ou C-s3, d0 ;

– une lame d'air d'épaisseur minimale 14 mm ;

– un vitrage d'épaisseur minimale 6 mm.

Ce vitrage isolant peut en outre comporter une ou plusieurs couches de verre supplémentaires positionnées côté extérieur.

La hauteur maximale d'un tel vitrage participant à l'indice C doit être inférieure ou égale à 0,6 mètre. Ce vitrage isolant doit être maintenu dans un encadrement en acier présentant une hauteur de feuillure de 20 mm.

La face inférieure de la traverse inférieure de l'encadrement en acier doit être protégée soit par de la laine de roche, fixée dans la partie opaque du « C » (voir figure 2c), soit par une tôle en acier faisant fonction de déflecteur fixée en tête de la partie opaque du « C ».

Cette configuration est également valable pour les façades panneaux. La figure 2c illustre la configuration
décrite ci-avant.

Figure 2c : cas particulier de complément de C en verre feuilleté

1.2.2. Participation à l'indice D

Sont susceptibles de participer à l'indice D (figure 3) les éléments pare-flammes de degré 1 h ou E 60 (RE 60 si porteur). Pour les bâtiments dans lesquels le degré de résistance au feu des planchers exigé est inférieur à 1 h, il convient de retenir pour l'élément en avancée la même exigence. Les avancées en béton armé, justifiées pour le degré requis, répondent à cette exigence.

Figure 3 : résistance au feu des éléments participant au D

Les isolants éventuels, placés en sous-face d'avancée de dalle participant au D, doivent être classés au moins A2-s3, d0.

1.3. Exigences constructives

1.3.1. Conditions de mise en oeuvre des éléments participant au C + D

Des dispositions doivent être prises, notamment au droit des ossatures et des meneaux, pour assurer la continuité de l'écran formant le C + D afin de conserver la résistance au feu des éléments eux-mêmes en prenant en compte leur dilatation.
L'ossature ne doit pas remettre en cause pendant la durée requise :

– la tenue mécanique de l'élément formant écran (particulièrement si celui-ci est un élément de remplissage) ;

– son étanchéité sur le filant du nez de dalle, compte tenu des déformations éventuelles des planchers.

1.3.2. Recoupement des vides

Pour les IGH ainsi que pour les ERP dans les cas visés à l'article CO 21, § 2, afin d'éviter un effet de cheminée en cas d'incendie, les vides de façade doivent être recoupés tous les deux niveaux par des matériaux classés M0 ou A2-s2, d0. L'étanchéité entre les dispositifs de coupure et les parois du vide doit être assurée. S'ils sont situés à moins de 1,2 m du point le plus haut de sortie des flammes, les matériaux formant coupure doivent assurer leur fonction à une température supérieure à 900 °C (par exemple tôle en acier 1 mm).

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