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II - Dispositions de façades utilisables
Sont
décrites ci-après un certain nombre de dispositions utilisables
pour satisfaire à la réglementation. Elles ne nécessitent
en conséquence ni avis par analogie (1) du
CSTB sur la conformité aux articles CO 19 à CO 22,
ni, a fortiori, d'être soumises à des vérifications
réglementaires à l'essai L.E.P.I.R. II (arrêté
du 10 septembre 1970) auquel il est recouru lorsque le CSTB
n'est pas en mesure de fournir une appréciation par analogie.
Ces
dispositions sont relatives, d'une part, à la jonction façade-plancher,
d'autre part, à la façade proprement dite. Pour cette dernière,
il s'agit principalement d'indiquer les éléments susceptibles
d'être pris en compte pour la mesure de C ou en d'autres termes
susceptibles de former écran ou coupure vis-à-vis des exigences
de non transmission du feu par les façades. Il est aussi donné
une règle complémentaire de réaction au feu du parement
extérieur en fonction du critère d'inflammation au niveau
supérieur dans l'essai LEPIR II.
(1)
L'avis par analogie est délivré par le service Feu du CSTB
et ne doit pas être confondu avec l'avis technique formulé
par la commission des avis techniques du CSTB.
2.1. Jonction façades-planchers
Les
règlements exigent que les jonctions ne laissent pas passer de
flammes ou de gaz chauds pouvant conduire à une inflammation
au niveau supérieur. Les dispositions ci-après satisfont
à cette exigence :
2.1.1.
Façades et/ou murs, porteurs, autoportants ou de remplissage,
sur lesquelles les planchers prennent appui ou sont fixés. Ces
façades peuvent être en maçonnerie, en béton
banché ou en béton préfabriqué.
A cet effet, les solutions faisant intervenir des allèges en
maçonnerie reposant sur les planchers directement ou par leur
chaînage sont acceptables.
2.1.2. Façades en éléments préfabriqués
lourds sur lesquelles les planchers ne prennent pas appui et allèges
en panneaux lourds préfabriqués.
Pour éviter une ouverture libre de la jonction entre façades
et planchers sous l'effet des gradients thermiques qui entraînent
un bombement de l'allège vers l'extérieur et des planchers
vers le bas, plusieurs solutions sont possibles :
a) Réaliser
un soufflet ou un calfeutrement par contact élastique soit
au-dessus du plancher, soit devant le nez de plancher, soit en sous-face
du plancher.
Les matériaux
isolants et compressibles suivants, utilisés comme écrans
dans de telles solutions, sont considérés comme satisfaisants:
laine de roche, mousse d'amiante, etc. (voir figures n° 6,
7, 8).
Cas a


b)
Attacher la façade (et/ou l'allège) au plancher par
un dispositif qui ne s'oppose pas au mouvement du plancher (voir figure
n° 9).
Cas
b
c)
Attacher la façade (et/ou l'allège) au plancher par
un dispositif s'opposant à tout mouvement relatif (voir figure
n° 10).

La dimension des
soufflets et calfeutrements (cas a) et la valeur des efforts
(cas b et/ou cas c) peuvent être estimées suivant
les indications de l'annexe 2.
Des systèmes
mixtes peuvent être envisagés.
2.1.3.
Façade-panneau menuisée montée entre planchers :
Il s'agit de
panneaux de façades menuisés en bois ou en acier,
à l'exclusion de tout autre matériau.
Si la partie
basse du panneau n'est pas fixée au plancher, un recouvrement
de 0,02 mètre sur une pièce fixée au plancher
doit être assuré (voir figure n° 11).

2.1.4.
Façade-rideau à grille et à remplissage :
La jonction
entre le plancher et le mur-rideau est réalisée notamment
au droit des grilles par une tôle continue, en acier, formant
soufflet (voir figure n° 12).

La liaison au
mur-rideau se fait soit à un élément horizontal
de la grille, soit à la paroi métallique formant écran
(voir plus loin).
2.1.5.
Façade-panneau ou rideau en éléments de grandes
dimensions fixés au plancher :
Il s'agit d'éléments
fixés soit au-dessus, soit sur le nez du plancher. La fixation
se fait par l'intermédiaire de l'encadrement de ces éléments
à intervalles rapprochés d'environ 0,50 mètre.
Les dispositifs
de soufflets ou équivalents sont utilisables dans tous les
cas.
Dans le cas
de planchers peu déformables pendant la première demi-heure
du programme thermique normalisé, un calfeutrement, par bourrage
entre surfaces rainurées, de plâtre ou de mortier pur
ou additionné de vermiculite, ou encore de laine minérale
soutenue, est également possible.
Cette dernière
solution peut, dans certaines limites à préciser au
coup par coup, être étendue au cas de planchers très
déformables pendant la période ci-dessus (dalles béton
sans protection ni raidisseur de rive) en fonction de la déformabilité
des façades, de leur raideur et des jeux autorisés
par les fixations.
2.2. Dispositions concernant les
façades
2.2.1.
Matériaux
susceptibles de former écran ou coupure, c'est-à-dire
de participer à l'indice C sur leur hauteur :
En position
quelconque :
- maçonnerie,
béton armé, acier protégé (voir § 2.2.21) ;
- complexe
présentant une résistance au feu PF de degré
1/2 heure.
En
partie haute d'une coupure ayant elle-même un indice C de 0,60 mètre
et de masse combustible nulle (c'est-à-dire sans participation) :
- verre feuilleté :
voir plus loin au paragraphe 2.2.22 (Parcloses) ;
- aluminium :
s'il n'est pas sollicité mécaniquement.
En
retombée sous linteau :
- acier non
protégé ;
- complexe
classé stable au feu une heure.
En
façade-panneau (éléments de façade montés
entre planchers) :
- les éléments de remplissage de façades légères
constitués par un sandwich (tôle et âme isolante
...).
Nota.
- Les avis techniques formulés par la commission des avis techniques
rappellent les indications et caractéristiques utiles à
la vérification de la règle du C + D.
D'autres
matériaux peuvent être acceptés sur avis ou justification
expérimentale particulière.
2.2.2.
Condition de montage des écrans :
2.2.2.1.
Ecrans en mur-rideau :
Ces
écrans peuvent être réalisés par des
éléments de remplissage ou par des remplissages non
préassemblés respectant les indications suivantes :
Le
parement intérieur sera en tôle d'acier ;
Il
sera fixé au-dessus du nez-de-dalle par une cornière
acier (espacement des points de fixation sur dalle et tôle
0,50 mètre).
Cette
fixation doit permettre (glissement possible sous mise en charge)
les mouvements climatiques dans le plan de la façade. Elle
sera réalisée dans l'élément de remplissage
à l'aide d'inserts aciers étanches montés en
usine (voir figure n° 13).
Exemple :
L'élément
de remplissage formant écran " froid "
au niveau à protéger participera sur sa hauteur à
la coupure " C ".

2.2.2.2.
Continuité et fixation de l'écran.
Pour
que l'écran joue son rôle, il devra être sans
solution de continuité notamment au droit des ossatures et
de meneaux (voir exemple figure n° 14).
Les
points de fixation devront être suffisamment rapprochés.
0,5 mètre constitue une valeur maximum moyenne (qui
peut être augmentée sous réserve d'un calcul
de dilatation et de déformation). L'étanchéité
peut aussi être complétée par un produit intumescent
si celui-ci est suffisamment accessible pour que l'on puisse en
vérifier l'état et le remplacer éventuellement.
Parcloses
métalliques de fixation des éléments de remplissage :
à défaut d'être intérieures, un maintien
par vis est nécessaire.

2.2.2.3.
Conditions de tenue de l'ossature secondaire d'un mur-rideau :
Cette ossature
devra subsister suffisamment longtemps et ne pas trop se déformer
pour ne pas risquer de compromettre ni la tenue de l'élément
formant écran (particulièrement si celui-ci est
un élément de remplissage), ni l'étanchéité
de celui-ci sur le filant du nez-de-dalle, compte tenu des déformations
éventuelles des planchers.
Ossature acier :
Aucune restriction
n'est formulée avec l'acier fixé au gros uvre
par des pièces d'acier scellées.
Sur une
telle ossature les points de fixation supportant (ou pouvant
supporter) le poids du mur-rideau devront être suffisamment
éloignés des flammes éventuelles ;
il est admis qu'une distance verticale de 1 mètre
entre cette fixation et la plus haute sortie possible des flammes
en façade est suffisante.
Cela est
obtenu lorsque les éléments verticaux de la grille
sont suspendus (poids repris en partie haute) et attachés
au niveau haut de l'allège (ce peut être à
la tôle formant écran ou latéralement dans
le cas de façade filant verticalement entre trumeaux
en béton).
Ces
éléments en aluminium peuvent être utilisés
sur deux niveaux ; les reprises de charge devant se faire
en respectant les mêmes conditions (voir figures n° 15
et 16).

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