3
- Désenfumage
3.1.
Atriums à l'air libre
Leur
désenfumage se fait naturellement par la partie supérieure.
3.2.1.
Règles générales
a) Afin d'éviter
tout mouvement de fumée vers l'atrium, les locaux ou les
circulations horizontales adjacents seront désenfumés
conformément aux articles 3.3.1 à 3.3.4.
b) Dans les
établissements dont l'activité principale entraîne
un classement » à risques particuliers «,
les locaux adjacents de type M et T doivent être équipés
(Arrêté du 12 octobre 2006)
« d'un système d'extinction automatique du type
sprinkleur », en outre MS 25 (§ 2)
ne s'applique pas.
a) La surface
libre des évacuations de fumée peut être réalisée
soit par des exutoires, soit par des ouvrants placés sur
des façades différentes. En position de fonctionnement,
le dispositif d'obturation de ces ouvertures ne doit pas faire obstacle
à l'écoulement normal des fumées.
b) En désenfumage
naturel, les amenées d'air doivent avoir une surface libre
équivalente à celle des évacuations de fumée.
En désenfumage
mécanique, lorsque les amenées d'air sont naturelles,
leur section doit être telle que, pour le plus grand débit
extrait (correspondant soit à l'atrium soit au plus grand
des niveaux), la vitesse moyenne de passage de l'air soit inférieure
ou égale à 2 mètres par seconde.
Lorsque les
amenées d'air sont mécaniques, leur débit est
égal au plus grand débit extrait et la vitesse de
soufflage limitée à 5 mètres par seconde.
c) Le déclenchement
des dispositifs d'évacuation de fumées et d'amenée
d'air doit être automatique et commandé par un système
de détection automatique d'incendie respectant les dispositions
de l'article MS 58.
Dans le cas
d'amenée d'air naturelle par ouvrants en façade du
bâtiment, au moins 20 % de ces derniers devront être
commandés automatiquement par le même système
et réalisés conformément aux dispositions de
la norme NF S 61-937 (annexe A, fiche VIII).
De même,
lorsque les niveaux supérieurs sont isolés dans les
conditions prévues en 3.2.4,
20 % au moins de la surface d'amenée d'air nécessaire
au désenfumage doit être réalisée par
des ouvrants commandés automatiquement et débouchant,
soit dans le puits central, soit à l'extérieur.
La commande
automatique doit toujours être doublée par une commande
manuelle située au niveau d'accès des secours ou au
poste central de sécurité, s'il existe.
3.2.3.
Atriums avec potentiel calorifique réduit
Lorsque l'atrium
comporte un potentiel calorifique réduit (absence de mobilier
autre que M0 ou M1), son désenfumage sera réalisé :
- soit naturellement
par des ouvertures installées en partie haute de l'atrium
et représentant une surface libre égale à
1/100 de la section de base (cf. 1.4) du volume à
désenfumer, avec un minimum de 2 mètres carrés ;
- soit mécaniquement,
avec un débit extrait égal à 1 mètre
cube par seconde pour 100 mètres carrés de section
de base, avec un minimum de 3 mètres cubes par seconde.
Dans ces deux
cas, l'amenée d'air, naturelle ou mécanique, est réalisée
en partie basse de l'atrium.
3.2.4.
Autres atriums
Afin d'empêcher
l'envahissement des étages supérieurs par les fumées,
il est indispensable d'isoler de l'atrium les niveaux situés
dans la moitié supérieure du volume désenfumé
par des éléments de construction fixes, disposés
à la périphérie du vide entre éléments
de construction (nez de balcons ou parois verticales) : les
éléments verriers visés au § 2.2
sont suffisants.
La mise en place
de ces éléments est sans influence sur la détermination de la plus
petite dimension de l'atrium ; de plus, les locaux ou dégagements
ainsi isolés sont désenfumés dans les mêmes conditions que les niveaux
inférieurs (fig. 7).

L'évacuation
naturelle des fumées sera assurée par des ouvertures situées en
partie haute de l'atrium et représentant une surface libre égale
au 1/15e de la section de base du volume à désenfumer.
Les amenées
d'air naturelles seront situées en partie basse de l'atrium.
L'extraction
mécanique, effectuée en partie haute, assurera un débit horaire
d'extraction minimal égal à douze fois le volume de base de l'atrium.
Les amenées
d'air, situées en partie basse de l'atrium, seront soit naturelles,
soit mécaniques.
3.3.
Désenfumage des volumes adjacents à l'atrium
a) Dans tous
les cas, les circulations horizontales ouvertes sur l'atrium sont
désenfumées.
b) Les locaux
et les circulations périphériques, dont le désenfumage est exigé
aux paragraphes 3.3.2 à 3.3.4,
doivent être séparés de l'atrium par des écrans de cantonnement
fixes, M0 et SF 1/4 d'heure. La retombée sous plafond sera au minimum
de 0,50 mètre et, pour les hauteurs libres de fumée supérieures
à 2 mètres, elle descendra 0,50 mètre en dessous du point bas de
la bouche d'extraction (fig. 8).

Le
désenfumage, obligatoirement mécanique, est mis en route automatiquement
par canton. On doit pouvoir désenfumer simultanément tous les cantons
d'un même niveau et l'installation doit être calculée pour le niveau
correspondant au plus grand débit (Arrêté du 22 novembre 2004)
« (IT 246
§ 7.2.5) ».
La
mise en route du désenfumage dans un niveau interdit la commande
automatique des dispositifs de désenfumage des autres niveaux desservis
par le même réseau (Arrêté du 6 mars 2006)
« (IT 246
§ 3.6.3) ».
c) Les volumes fermés sont désenfumés en application des dispositions
particulières et conformément à l' IT 246.
3.3.2.
Locaux séparés de l'atrium par une circulation ouverte sur l'atrium
a) Désenfumage
des locaux :
Il s'agit
de locaux normalement fermés par une porte (généralement des bureaux,
des locaux à sommeil ...).
Leur désenfumage
naturel ou mécanique, s'il est imposé par les dispositions particulières,
est réalisé dans les conditions de l' IT 246.
b) Désenfumage
des circulations :
Les circulations
horizontales, y compris le plénum s'il existe, sont recoupées
tous les 30 mètres par des écrans de cantonnement d'une hauteur
équivalente à celle dés retombées.
Le désenfumage
des circulations est réalisé mécaniquement par au moins deux bouches
d'extraction situées dans lé réservoir de fumées, sous le plafond
de la circulation.
Ces bouches
sont espacées au maximum de 10 mètres en parcours rectiligne et
de 7 mètres en parcours non rectiligne, toute porte devant se
trouver au plus à 5 mètres d'une bouche d'extraction. Quelle que
soit la largeur de cette circulation, le débit extrait sera de
4 mètres cubes par seconde au moins dans chaque tronçon et la
vitesse moyenne d'entrée d'air aux bouches limitée à 5 mètres
par seconde.
L'arrivée
d'air frais doit se faire en dessous de la zone enfumable depuis
le pied de l'atrium ou depuis les cantons voisins mis en surpression,
sans pour autant être située obligatoirement dans la moitié inférieure
de la circulation.
3.3.3.
Locaux ouverts sur une circulation, elle-même ouverte sur l'atrium
Il s'agit de
locaux de moins de 300 mètres carrés, ouverts sur la circulation
en exploitation normale (locaux commerciaux ou d'exposition, etc.).
Les circulations horizontales, y compris le plénum s'il existe,
sont recoupées tous les 30 mètres par des écrans de cantonnement
d'une hauteur équivalente à celle des retombées.
Dans ce cas,
on désenfume les circulations seulement. Leur désenfumage est réalisé
mécaniquement par au moins deux bouches d'extraction situées dans
le réservoir de fumées, sous le plafond de la circulation.
Ces bouches
sont espacées au maximum de 10 mètres en parcours rectiligne et
de 7 mètres en parcours non rectiligne. Quelle que soit la largeur
de cette circulation, le débit extrait est de 8 mètres cubes par
seconde au moins dans chaque tronçon et la vitesse moyenne d'entrée
d'air aux bouches limitée à 5 mètres par seconde.
L'arrivée d'air
frais doit se faire en dessous de la zone enfumable depuis le pied
de l'atrium ou depuis les cantons voisins mis en surpression, sans
pour autant être située obligatoirement dans la moitié inférieure
de la circulation.
3.3.4.
Locaux directement ouverts sur l'atrium
Il s'agit de
bureaux paysagers, de surfaces commerciales ou d'exposition ou de
locaux similaires donnant directement sur l'atrium. Ces locaux sont
recoupés en cantons de désenfumage d'une surface maximale de 1 600 mètres carrés.
Le désenfumage
est réalisé par extraction mécanique des fumées au plafond des locaux,
avec un débit de 1 mètre cube par seconde pour 100 mètres carrés
de surface, avec un minimum de 10,5 mètres cubes par seconde par
local ou par canton, la vitesse moyenne d'entrée de l'air aux bouches
étant limitée à 5 mètres par seconde. De plus, le système de désenfumage
est calculé pour le niveau exigeant le plus grand débit.
L'amenée d'air
s'effectue, soit naturellement depuis le pied de l'atrium, soit
depuis les volumes ou cantons adjacents mis en surpression, sans
pour autant être située obligatoirement dans la moitié inférieure
du local.
3.4. Entretien
et vérifications
Les
articles (Arrêté du 22 novembre 2004) « DF 9
et DF 10 »
sont applicables.
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